Si vous pensez encore que l’IBM i est un écran noir et vert coincé dans les années 90, il est temps de dépoussiérer vos certitudes.
Dans le monde informatique, peu de plateformes souffrent d’un tel déficit d’image tout en étant à ce point indispensables.
Connu sous ses anciens noms AS/400, iSeries ou System i , le système fêtera bientôt ses 40 ans.
Pourtant, en 2026, l’IBM i reste l’un des moteurs les plus puissants, sécurisés et modernes du commerce mondial.
Alors, pourquoi ce décalage ? Et surtout, à quoi ressemble concrètement l’IBM i aujourd’hui ? Décryptage.
1. Un changement de nom qui cache une vraie révolution
Le premier réflexe à adopter en 2026 : arrêtez de parler d’AS/400.
L’AS/400 était une machine matérielle et logicielle des années 1980 et 1990. Aujourd’hui, l’IBM i est un système d’exploitation avancé qui tourne sur les processeurs de dernière génération Power Systems (en local ou dans le Cloud).
Pendant que le nom restait figé dans les mémoires, l’architecture, elle, n’a jamais cessé d’évoluer :
- Base de données intégrée : Db2 for i est directement ancré au cœur de l’OS pour des performances d’E/S imbattables.
- Compatibilité ascendante : Un programme écrit il y a 20 ans peut toujours tourner, mais il cohabite aujourd’hui avec du code moderne.
2. Un environnement de développement (enfin !) totalement moderne
L’image d’Épinal du développeur tapant du code sur un écran terminal sombre (SEU/PDM) appartient au passé.
En 2026, développer sur IBM i ressemble à n’importe quel autre environnement de développement moderne :
- IDE modernes : La majorité des équipes utilisent VS Code (via l’extension Code for IBM i) ou Rational Developer for i (RDi).
- RPG Free-form : Le langage RPG moderne n’a plus rien à voir avec le RPG à colonnes d’autrefois. C’est un langage structuré, lisible, très proche du Java ou de Python.
- DevOps & Git : Gestion de versions avec Git, CI/CD, pipelines automatisés… Les méthodes agiles s’appliquent désormais à l’IBM i comme à n’importe quelle stack Web.
// Exemple de RPG Free-form moderne : simple, propre et lisible
dcl-proc GetCustomerName;
dcl-pi *n varchar(50);
customerId int(10) value;
end-pi;
dcl-s customerName varchar(50);
exec sql
select name into :customerName
from customers
where id = :customerId;
return customerName;
end-proc;
3. Une plateforme ouverte : APIs, Open Source et IA
L’IBM i n’est plus un îlot isolé au milieu du SI. C’est une plaque tournante ultra-connectée.
- Exposition en APIs REST / JSON : Vos programmes RPG et vos données Db2 s’exposent en quelques clics sous forme de services Web pour alimenter des applications mobiles, des sites e-commerce ou des ERP tiers.
- Écosystème Open Source : Node.js, Python, PHP, Apache tournent nativement sur l’IBM i.
- Intégration de l’IA : En 2026, l’IA générative s’invite sur l’IBM i pour aider à documenter le code hérité (legacy), générer des requêtes SQL complexes ou automatiser les tests.
4. Sécurité et Résilience : le roc du Cloud Hybride
À une époque où les cyberattaques et les ransomwares font la une des journaux chaque semaine, l’IBM i affiche une résistance remarquable.
Son architecture à objets sécurisés le rend très résistant aux virus et aux malwares : un programme ne peut pas modifier un autre objet du système sans en avoir explicitement le droit. Associé à des architectures de Cloud hybride, il peut offrir jusqu’à 99,999 % de disponibilité selon les configurations, un niveau que peu de systèmes informatiques peuvent égaler.
En conclusion : L’avenir de l’IBM i passe par sa modernisation
L’IBM i n’est pas un système du passé qu’on cherche à remplacer à tout prix (projets de migration souvent risqués, longs et très coûteux). C’est un actif stratégique.
Le véritable défi de 2026 n’est pas la technologie, mais la transmission des compétences : former la jeune génération de développeurs à cette plateforme qui a su marier la stabilité historique aux outils d’aujourd’hui.
Et vous dans votre entreprise ?
Utilisez-vous encore l’écran vert ou êtes-vous déjà passés à VS Code et aux APIs REST ?
Votre entreprise utilise l’IBM i ? Parlons-en : contactez-nous